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Créée
en 1992 à Nancy, la compagnie des Crieurs de Nuit, parrainée par
Bertrand Tavernier, commet depuis cette date de nombreux délits théâtraux. Après avoir terminé leurs formations de base respectives : Conservatoire National de Région et Centre Dramatique de Nancy, c’est l’union de trois comédiens qui mène à la création de la compagnie. "Union de deux hommes et une femme qui soutenaient la démarche et non la démarche artistique qui soutenait trois amis." Au
départ,
deux comédiens : Véronique Mangenot et Christian Magnani
et un professeur de conservatoire, sorte de guide artistique, Jacques
Thomas. Ce dernier les aiguilla vers Guy de MAUPASSANT, une œuvre théâtrale
composée essentiellement de monologues. « Un bon moyen de tester
votre volonté et de poursuivre ainsi votre démarche de formation »,
conseilla le professeur. Les
dates de programmation s’enchaînent alors et un réseau de diffusion se
constitue autour du projet. Le théâtre Gérard Phillippe de Frouard
(54), parmi les premiers, a permis la mise en place de ce spectacle. Le cercle de connaissance grandit. La rencontre avec Monsieur Claudin, ex-professeur de littérature théâtrale, suivie là encore des insistances de Monsieur Thomas, conduit alors la compagnie à monter Lady Macbeth. Nous sommes en 1993, les Crieurs de Nuit trouvent en la ville de Longwy un nouveau partenaire et en Etienne Guillot un troisième personnage manquant à la distribution. En entrant dans la compagnie, il en devient le troisième pilier. Les
critiques furent encourageantes, le souci de structurer la compagnie
s’imposait. Autour de Marie-Claude Parisot, administratrice, une petite
équipe apprenait à travailler ensemble. « Les projets commençaient
à recevoir un accueil favorable dans
les villes de la région, nous commencions à diffuser largement,
ce qui nous permit d’accéder au statut d’intermittents du spectacle. » Les
pièces s’enchaînent alors au rythme des mots d’auteurs
contemporains. La compagnie revisite les textes de Guitry (Les bons
mots), Tardieu (Pièces Brèves), Calaferte (Un riche, trois
pauvres), Chédid (La Déesse Lare), mais aussi d’écrivains Lorrains
tels Claude Beck (Daum de Fleurs et de Lumière) et dernièrement Primo
Basso pour du Frioul en Sicile. En
plus des spectacles, les Crieurs de Nuit gèrent différents ateliers de
pratique théâtrale amateur. « Après réflexion nous décidons
d’explorer ce nouveau domaine. Il fallait alors nous former d’avantage
afin que les formations que nous proposerions ne soient pas hasardeuses.» En
2000, l’un des ateliers théâtre a vu la création à Neufchâteau (88)
d’un gigantesque spectacle (La Grande Muraille de Max Frisch) ou
se côtoyaient une vingtaine de comédiens amateurs, trois comédiens
professionnels, mais aussi des danseuses, musiciens et cinéastes
amateurs. Une création qui se produisit aussi dans quelques villes de
Lorraine. Plaisir de jouer bien sûr, de créer et de partager leur passion, tel pourrait être la devise des Crieurs de Nuit. Avec pour but avoué celui de redonner avant tout la place aux textes.C'est ce qui guida la compagnie à la découverte des mots d'Andrée Chédid et à la création début 2003 de la Déesse Lare. « Notre théâtre parle de vous, de nous, de ces gens qui constamment questionnent, fouillent et cherchent dans les moindres recoins de la vie, un sens… le sens qu’ils donneront à l’existence. » |
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