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Compagnie |
L’auteur
Olivier
Dutaillis, auteur contemporain et scénariste.
La pièce
Les
quatre personnages traduisent à leur façon le climat de morosité
sentimentale véhiculé par notre époque et qui souvent provoque une
certaine méfiance, voire une peur d’aimer. Est-ce cela qui provoque
l’accroissement des familles monoparentales, qui multiplie le nombre de
personnes préférant le célibat ?
Lou,
a eu le sentiment profond d’être trompée par Bertrand, son ancien
compagnon. Face à cet échec, elle s’interroge, cherche à redonner du
sens à sa vie. Elle mise sur un désir d’enfant. Un enfant qu’elle
voudra élever seule, sans homme ; une sorte d’élan nouveau qui
ressemble plus à une revanche.
La
vie de célibataire d’Antoine lui pèse, il veut changer de cap. En répondant
à l’annonce de Lou, qui lui demandait de lui faire un enfant, il
cherchait peut-être l’image d’une famille modèle. Bertrand lui est
constamment en recherche d’équilibre, partagé entre le fait de vivre
seul et la difficulté d’accepter la solitude qui lui incombe. Il lui
est impossible de se projeter dans la vie en assumant la responsabilité
d’une paternité.
Madame Martinot se rattache aux locataires, ancienne concierge de
l’immeuble, elle comble certainement le vide de sa vie par un dévouement
extrème.
Au générique
Mise
en scène
: Christian Magnani
Comédiens
: Véronique Mangenot
/Danièle
Delacour
/Didier
Villermin
/Etienne
Guillot
Scénographie-décors : Hans Stieger
Décors
: David Gallaire
Lumières
: Richard Kubitz
/Jérôme
Poinsignon
Costumes
: Corinne Aubry
Note de mise en scène
Avec
le scénographe, nous avons voulu créer un espace figurant l’intérieur
d’un studio (suivant là les indications de l’auteur), mais un intérieur
où sont volontairement absents les objets et tout autres accessoires qui
ne serviraient dans ce cas qu’à masquer le jeu de l’acteur.
Ici,
on essayera de mettre à jour les blessures provoquées par les sentiments
confus des quatre personnages. Les silences prendront leur importance, les
regards seront chargés du poids du passé, les mots travaillés jusqu’à
ce qu’ils servent tantôt d’exutoire, tantôt de bouclier.
La
lumière suivra le rythme des saisons, depuis la conception de l’enfant
jusqu’à la fin de la grossesse de Lou, et les costumes contribueront
comme le décor modulable à créer au fil des actes un climat
d’enfermement pour tous les protagonistes.
Seule Lou devra apparaître éblouissante,
rayonnante, envahissante, et habitée d’espérance, un bonheur égoïstement
vécu et qui provoquera inéluctablement le désarroi autour d’elle.
Image de la vie
qui parfois vous étouffe |